Le journal Le Monde écrit sur l’œuvre de Slitine, alors âgé de 21 ans : « son univers pictural est peuplé d’images symboliques et de figurines qui font penser aux premières images que l’homme a données de l’homme il y a de cela plusieurs milliers d’années […] reflet d’un univers intérieur plein de désirs et d’inquiétude »[1].
Pour le peintre et professeur émérite d’histoire de l’art, Jean Rudel, « les images des anciens temps reprennent avec Slitine une vie nouvelle et deviennent les véritables symboles permanents de l’univers secret dans lequel plongent nos rêves, nos désirs »[2].
L’historien de l’art et spécialiste du surréalisme, René Passeron, estime lui, que les lithographies de Slitine « marquent un pas décisif vers le double but qui était depuis le début le sien : la grandeur plastique et la charge onirique »[3].
Et l’écrivain franco-marocain Salim Jay qu’ « avec ses personnages momifiés, ses mouches qui ne tiennent qu’à un fil et ses femmes mortes enceintes », Slitine « prouve l’autonomie de la fantaisie artistique [et] d’un fantastique intérieur ».
Ces jugements ont été corroborés par les amateurs, une clientèle formée de personnalités venant du milieu des professions libérales et du monde artistique, parmi laquelle figure notamment Johnny Hallyday.
[1] Geneviève Breerette, Le Monde, 25 juin 1970, p. 18.
[2] Jean Rudel, Galerie du Nouveau Parnasse, Juin 1970, Paris.
[3] René Passeron, préface de l’exposition de Slitine, Galerie du Nouveau Parnasse, Juin 1970, Paris.








